Censurer les gros mots dans les sous-titres d'une vidéo
Traduit de l'original anglais.
Les sous-titres automatiques transcrivent votre parole à la lettre : un mot que vous préféreriez ne pas voir à l'écran s'y retrouve. La solution est une liste de mots appliquée à la transcription au moment de la génération : nommez les mots, et chacun s'affiche avec sa première lettre suivie d'astérisques. Il faut bien comprendre que cela ne change que le texte. L'audio prononce toujours le mot : si vous voulez aussi faire disparaître le son, c'est une modification distincte, sur la piste audio.
Les sous-titres automatiques sont littéraux. Ils écrivent ce que vous avez dit, et c'est tout l'intérêt, jusqu'au moment où ce que vous avez dit est un mot que vous ne vouliez pas voir imprimé en gras au milieu de votre vidéo. D'où la question : comment censurer les gros mots dans les sous-titres sans tout reprendre à la main ?
Le supprimer à la main, ça marche une fois. Ça ne marche plus quand vous publiez tous les jours, ou quand un mot que vous employez sans arrêt est justement un mot que vous ne voulez jamais voir à l'écran.
Pourquoi il faut une règle, pas une retouche
Une piste de sous-titres n'est pas un bloc de texte unique. C'est une suite de segments, chacun contenant des mots individuels avec leur propre minutage, et c'est d'ailleurs ce qui rend possible la mise en valeur mot par mot.
C'est aussi cette structure qui rend la retouche manuelle fastidieuse. Le mot à masquer apparaît dans plusieurs segments, chaque fois comme un élément minuté à part, et il faut tous les retrouver. Régénérez les sous-titres après le moindre changement de montage, et ils reviennent tous.
Une règle, elle, survit à la régénération. Vous nommez le mot une fois, et chaque passe de sous-titrage applique la règle à la sortie.
Ce type de sous-titrage s'appuie sur le framework Speech d'Apple (en anglais), qui prend en charge une reconnaissance effectuée en local : c'est pour cela que l'audio n'a jamais besoin d'être envoyé où que ce soit pour être lu.
Considérez les sous-titres comme une question d'accessibilité d'abord, d'engagement ensuite. La référence à laquelle la plupart des équipes sont tenues, ce sont les recommandations du W3C sur les sous-titres des médias préenregistrés (en anglais).
Ce que fait vraiment le masquage
Dans Zella sur iPhone, les règles de transcription se trouvent dans Studio, sous Captions. Ajoutez un mot à la liste de censure et il s'affiche avec sa première lettre intacte et le reste remplacé par des astérisques : « damn » devient « d*** ».
Trois détails font la différence entre une règle qui fonctionne et une règle qui rate une fois sur deux :
- La casse ne compte pas. La liste reconnaît le mot quelle que soit la façon dont il a été transcrit.
- La ponctuation ne la casse pas. Un mot transcrit avec une virgule ou un point collé derrière est quand même reconnu, car la comparaison se fait sur le mot nu.
- Elle s'applique à la génération et après. Les sous-titres nouvellement générés sortent déjà masqués, et vous pouvez appliquer les règles à une piste de sous-titres existante plutôt que de la régénérer.
Garder la première lettre est un choix délibéré. Remplacer entièrement un mot laisse le spectateur se demander ce qui a été dit. Garder l'initiale préserve le rythme de lecture et rend le masque lisible en tant que masque.
Ce que l'on comprend souvent de travers
Censurer le sous-titre ne censure pas l'audio.
Écrit noir sur blanc, cela paraît évident, et pourtant beaucoup s'y laissent prendre, parce que le mot disparaît de la partie de la vidéo qu'ils regardent pendant qu'ils travaillent. Le mot prononcé reste intact dans la piste audio. Quiconque a le son activé l'entend exactement tel qu'il a été enregistré.
Si vous voulez aussi qu'il disparaisse de l'audio, c'est une modification distincte : coupez le mot sur la timeline, ou baissez le volume du clip à cet endroit. Faites-le d'abord, puis laissez les règles de sous-titres s'occuper du texte, car couper l'audio modifie les minutages à partir desquels les sous-titres sont construits.
Pour une plateforme qui pénalise certains mots dans la parole, seule la modification audio compte. Pour une plateforme qui lit vos sous-titres ou le fichier de sous-titres que vous mettez en ligne, c'est la règle sur le texte qui compte. La plupart des créateurs ont besoin des deux.
Les deux règles qui l'accompagnent
Le même panneau en propose deux autres, parce qu'elles résolvent le même genre de problème :
Capitalize sentences met une majuscule au premier mot de chaque segment. La reconnaissance vocale renvoie souvent des suites entièrement en minuscules, et un sous-titre qui commence en pleine phrase sans majuscule paraît bâclé au premier coup d'œil.
All caps fait l'inverse et met tout en capitales, le style « qui crie » des reels. C'est un choix de style plutôt qu'une question de propreté, et il prend volontairement le pas sur la majuscule en début de phrase quand les deux sont activés, puisqu'il n'y a pas de majuscule à poser dans une ligne qui est déjà entièrement en capitales.
Une méthode qui tient la route
L'ordre qui évite de refaire le travail :
- Figez d'abord votre montage. Tous les minutages des sous-titres en découlent.
- Traitez sur la timeline tout mot qui doit disparaître de l'audio.
- Générez les sous-titres.
- Ajoutez vos mots à censurer et vos règles de majuscules, et laissez-les s'appliquer à la piste.
- Stylisez en dernier : choisissez le rendu des sous-titres une fois que le texte ne bouge plus.
Si vous travaillez dans plusieurs langues, notez que la liste de censure est une liste de mots littéraux. Elle masque ce que vous y mettez, dans la langue où vous l'y mettez : une vidéo bilingue a donc besoin des deux orthographes. C'est vrai aussi des sous-titres en anglais générés à partir d'une autre langue, où les mots à l'écran sont en anglais, quelle que soit la langue parlée.
Questions fréquentes
Censurer le sous-titre ajoute-t-il aussi un bip sur l'audio ? Non. La règle ne modifie que le texte du sous-titre. Le mot prononcé est toujours dans l'audio et demande une modification distincte sur la timeline.
À quoi ressemble un mot censuré ? La première lettre, puis des astérisques pour le reste : un mot de quatre lettres devient une lettre et trois étoiles.
Dois-je ajouter le mot avec toutes ses variantes de majuscules ? Non. La comparaison ignore la casse, ainsi que la ponctuation collée au mot.
La règle survit-elle à la régénération des sous-titres ? Oui. Les règles sont enregistrées dans le projet et appliquées à chaque génération de sous-titres, et vous pouvez aussi les appliquer à une piste existante.
Puis-je m'en servir pour remplacer un mot plutôt que le masquer ? Pas avec la liste de censure. Elle masque un mot au lieu de le remplacer par un autre. Modifiez directement ce segment si vous voulez une autre formulation.
ALL CAPS l'emporte-t-il sur la règle de majuscule en début de phrase ? Oui, volontairement. Une ligne entièrement en majuscules n'a pas de première lettre à mettre en capitale séparément.
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